Ce qui s'est passé

Cette semaine, la dette publique américaine a dépassé pour la première fois les 40 000 milliards USD, soit environ le double d'il y a dix ans. C'est le montant total que l'État doit après des années à dépenser plus qu'il ne perçoit d'impôts. Le même jour, le Trésor américain a annoncé qu'il rachèterait davantage de ses propres obligations plus anciennes, une mesure destinée à soutenir les prix et à empêcher le coût de l'emprunt de grimper davantage.

Pourquoi c'est important

Les États-Unis paient désormais plus de 1 000 milliards USD par an, rien qu'en intérêts sur cette dette. Plus la dette augmente, et plus les taux d'intérêt montent, plus cette facture s'alourdit l'année suivante. C'est une spirale de plus en plus difficile à freiner.

Ce que cela signifie pour les obligations

Les investisseurs qui prêtent de l'argent à l'État américain, en achetant ses obligations, exigent des rendements plus élevés pour accepter ce risque. Cela a poussé le coût de l'emprunt américain à long terme à son plus haut niveau depuis 2007. Le rachat du Trésor a aidé, mais seulement pour une journée : dès le lendemain, les taux repartaient à la hausse. Ce n'est pas le signe que les États-Unis feront défaut. Cela signifie en revanche que le coût de l'emprunt, pour l'État puis, tôt ou tard, pour tout le monde, via les crédits immobiliers et les prêts, devrait rester élevé pendant un certain temps.